Peillon, un village médiéval totalement préservé

Connaissez-vous Peillon, ce sublime petit village médiéval perché de l’arrière-pays niçois ? C’est un véritable petit bijou. Un beau voyage dans le temps au cœur d’un petit bourg authentique logé au sommet d’une falaise et entouré d’oliviers. Il offre peu de rues, des escaliers en calades qui serpentent parmi les maisons fleuries, et de nombreux passages voûtés. Une jolie balade à faire en famille ou entre amis.

Je suis allée découvrir le joli village de Peillon par une belle journée de février. Autant dire que je n’avais le village que pour moi ! Je m’y suis arrêtée après avoir visité Coaraze, un autre très joli village perché de l’arrière-pays. 

Le village de Peillon est entièrement classé. Autant dire qu’il vaut mieux prendre son temps pour visiter le village tant tout est joli. Cette architecture médiévale totalement préservée offre de très belles surprises au détour des ruelles. 

Les atouts de Peillon

  • Premièrement, le village de Peillon est resté dans son jus et a su garder son aspect médiéval: peu de boutiques, de jolies maisons en pierre regroupées les unes contre les autres, peu d’activité touristique et c’est bien ça qui préserve son authenticité.
  • Ensuite, et comme quelques autres villages perchés, la balade se fait à pied. Il n’y a pas de route pour circuler en voiture à l’intérieur du village. Il faut donc prévoir de bonnes chaussures de marche pour serpenter dans les petites ruelles…. et aussi un peu de souffle pour monter jusqu’au plus haut du village.
  • Enfin, la vue y est splendide. Au sommet du village, là où se trouve l’église, vous avez une vue sur les montagnes dominantes et la vallée du Paillon de l’Escarène.  

Les habitants de la région ont largement découvert le potentiel de ce village situé à seulement quelques kilomètres de Nice. Pour preuve, le nombre d’habitants a augmenté de près de 20% en 20 ans. Au total, 1500 habitants sont répartis sur les six hameaux de la commune. 

Un peu d’histoire…

Les petits villages de l’arrière-pays niçois sont souvent entourés de remparts et installés sur des pitons rocheux. C’était pour se protéger des invasions et des pillages au moyen-âge.  Les maisons de Peillon ont été bâties avec des pierres du pays et couvertes de tuiles.  Elles se serraient les unes contre les autres pour former un rempart et entourer l’ancien château qui les dominaient.

Le village a changé plusieurs fois de nom pendant l’histoire. Il s’appelait Guauceranus de Pellom en 1150, puis de castro de Peliom en 1252, et enfin Villa Pellono en 1388.

Jusqu’en 1235, Peille et Peillon ne formaient qu’une seule entité. Ils ont ensuite été séparés. Peillon passe sous l’autorité savoyarde en 1388, puis devient français en 1792.  
De 1814 à 1860, Peillon redevient brièvement sarde avant d’etre rattachée définitivement à la France.

Que voir à Peillon

La place Arnulf et sa fontaine

Cette jolie place se situe à l’entrée du village. Elle comprend une jolie fontaine qui date de 1800 et qui est inscrite au titre des Monuments Historiques. Elle est bordée de quelques platanes centenaires. 

Avant la Révolution, les habitants du village devaient aller chercher l’eau à trois sources, deux au-dessus, au quartier la Vigne, une au-dessous, à la fouont d’Argent. Le village était souvent privé d’eau en été. 

L’église Paroissiale Saint-Sauveur, anciennement église de la Transfiguration 

L’œuvre de 1643 qui surplombe l’autel représente la Transfiguration, soit l’apparition du Christ dans la gloire de sa divinité à trois de ses apôtres sur le Mont Thabor. L’église comprend deux chapelles où l’on peut voir à gauche un tableau de la « Madone du Rosaire » peint par Dragus en 1639, et à droite un tableau la « Mort de Joseph » réalisé en 1722.

Elle a été construite au 16e siècle à l’emplacement de l’ancien donjon du château et d’une église romane qui, eux-mêmes, occupaient la place d’un très ancien camp celto ligure.

La chapelle des Pénitents-Blancs ou chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

Cette modeste chapelle a été bâtie au milieu du 15e siècle. Elle comprend des fresques peintes par Jean Canavesio, peintre piémontais actif dans les Alpes du Sud, et datant de cette époque. Le thème principal est la Passion du Christ. 

La confrérie des Pénitents blancs, qui se réunissant d’abord dans l’église du château de Peillon, a dû devenir propriétaire de la chapelle, probablement vers 1661. La confrérie a alors fait agrandir la chapelle en ajoutant une courte nef, plus haute et plus large que la chapelle primitive. 

Un jolie pause déjeuner à Peillon

Vous pouvez déjeuner dans le restaurant « Les Plaisirs » de Romain Clavel-Millo, chef-propriétaire depuis 2010. Le jeune chef, issu d’une famille de restaurateurs, cuisine des recettes provençales avec passion grâce à des produits régionaux qu’il sélectionne en fonction des saisons. Le guide Michelin lui a attribué un « Bib Gourmand » pour sa cuisine authentique. A lire : le bel article du critique culinaire Jacques Gantié.

A noter que le restaurant est installé dans l’ancienne maison de Pierre Brasseur et de Catherine Sauvage. Claude Brasseur l’a vendue en 1980. 

De belles randonnées dans les montagnes

Il y a de nombreux chemins de randonnées qui passent par Peillon. Notamment celui du Circuit de Lourquière qui part de Peille et qui serpente pendant une dizaine de kilomètres.

Je veux bien y aller à Peillon, mais c’est où ?

Si vous souhaitez découvrir d’autres petits villages perchés de la Côte d’Azur, je vous recommande de lire mes articles sur Tourrettes-Sur-Loup, Biot, Coaraze, Saint-Paul-de-Vence ou encore les Haut-de-Cagnes.

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